Autoland : Comment un seul bouton pourrait assurer la sécurité des jets privés
Il y a toujours eu une controverse sur le rôle de l’automatisation dans le cockpit : qui pilote l’avion – est-ce l’homme ou la machine ? Ces dernières années, nous avons été témoins de problèmes d’automatisation et de pannes logicielles, comme le vol Qantas 72, qui, heureusement, a atterri en toute sécurité. Les problèmes du Boeing 737 MAX ont été mis en évidence avec les accidents du vol 610 de Lion Air et du vol 302 d'Ethiopian Airlines. La perception de la sécurité par le public est généralement insuffisante derrière le développement d'une telle technologie. Alors Autoland est-il un autre pas vers l’automatisation, ou peut-il être une bouée de sauvetage ?
Développé par Garmin
Le système Autoland a été développé par Garmin, qui l’a étudié pour la première fois au début des années 2000, mais n’a vraiment commencé son développement qu’en 2010. L’objectif était de faire atterrir l’avion en toute sécurité et de sauver des vies.
Plus tard, ils se sont également penchés sur la préservation de l’intégrité de l’avion. Il a été développé dans les avions légers, le Piper M600 et le jet Cirrus Vision, les premiers avions à utiliser une telle technologie. Finalement, les Honda Elite II et King Air B200 ont été mis à niveau avec Autoland. Bientôt, le King Air B300 sera également mis à niveau avec ce produit.
Qu'est-ce que ça fait ?
En bref, le système Autoland peut contrôler et faire atterrir un avion sans intervention humaine. Cela serait très utile en cas d'incapacité du pilote ou en cas d'urgence, comme une décompression. D’une simple pression sur un bouton, l’avion peut atterrir rapidement et en toute sécurité à l’aéroport le plus proche. Il peut être activé par un pilote ou un passager et désactivé s'il n'est pas nécessaire. Le système peut également s’auto-activer s’il détecte qu’il n’y a aucune activité dans le cockpit.
Plus en détail
Une fois allumé, Autoland peut sélectionner une piste, créer un itinéraire et le suivre. Il choisit l'aéroport optimal en fonction de la longueur de la piste, de la distance et de l'autonomie en carburant. Il peut également communiquer avec le contrôle aérien et d’autres aéronefs. Le système fournit des messages clairs à tous, y compris aux passagers.
Plus de lecture :Comment fonctionnent les systèmes Autoland

Photo de : Piper Aircraft
Il peut indiquer ses intentions et son itinéraire, ainsi que déclencher des actions de sécurité. Il fera ensuite atterrir l'avion avec précision sur la ligne médiane et freinera jusqu'à l'arrêt. Il peut également être utilisé si un pilote se trouve dans une position où il pourrait se trouver au-delà de ses capacités.
Exemple concret
En 1999, le jet privé du golfeur Payne Stewart a perdu la pression de la cabine, tuant tout le monde à bord par manque d’oxygène. L'avion a continué pendant encore quatre heures avant de s'écraser dans un champ. Si Autoland avait été disponible à ce moment-là, cela aurait évité l'accident. Un autre accident qui aurait pu être évité est celui de John F. Kennedy Jr., qui aurait perdu le contrôle de son avion, serait devenu désorienté et serait tombé en panne de carburant.
Conclusion
Le système Garmin Autoland a remporté le trophée Robert J. Collier 2020 de la National Aeronautic Association pour l'amélioration des performances, de l'efficacité et de la sécurité dans les airs. Il ne fait donc aucun doute qu’Autoland figurera davantage dans l’aviation privée, voire dans le domaine des avions d’affaires. Bien qu’il ne remplace pas à proprement parler les humains, il peut offrir une tranquillité d’esprit et une forme de protection sur les petits jets et les avions d’affaires. À l’avenir, il pourrait être tentant d’adapter davantage l’Autoland pour une automatisation complète pour les propriétaires privés qui ne souhaitent pas piloter un avion ou payer des pilotes. Mais pour l’instant, son objectif est certainement d’être utilisé en cas d’urgence et de sauver des vies.
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