Lufthansa serait en train de négocier une participation de 10 % dans airBaltic

Corey

Une virée shopping européenne ? Plus tôt dans la journée, il est apparu que

envisage de prendre une participation de 10 % dans le transporteur letton,

. C'est ce que révèle un rapport publié par le quotidien italien,Corriere della Sera. L’intérêt de Lufthansa pour les compagnies aériennes européennes s’inscrit dans une vague de consolidation du secteur aérien sur le continent ces dernières années.

Le

comprend actuellement des transporteurs comme Austrian Airlines, SWISS, Eurowings et Brussels Airlines. Le groupe aéronautique allemand finalise actuellement son premier achat de la compagnie nationale italienne,

.

Intérêt d'airBaltic

Le rapport du Corriere cite trois sources anonymes dans les pays baltes qui ont révélé que le groupe Lufthansa envisageait une participation d'environ 10 %. Il s’agirait d’une évolution importante pour plusieurs raisons :

  • Manque de routes intercontinentales :airBaltic est une compagnie aérienne exclusivement court/moyen-courrier, avec une flotte unique d'Airbus A220. Elle opère principalement à partir de sa base de Riga en Lettonie, mais s'est en fait développée à partir des deux autres pays baltes, l'Estonie et la Lituanie, leur servant également de facto de porte-drapeau.
  • Pas forcément une région clé: les pays baltes ne font historiquement pas partie des secteurs clés du groupe Lufthansa, y compris le marché transatlantique.
  • Expansion européenne agressive :elle a déjà manifesté son intérêt pour TAP Air Portugal et finalise son engagement initial pour 41% de la société italienne ITA Airways. Air Europa constitue également un cas intéressant pour Lufthansa.
  • Pas d'alliance :airBaltic ne fait partie d'aucune alliance aérienne, ce qui signifie qu'elle ne bénéficie pas directement de

    comme le fait le groupe Lufthansa. Quoi qu’il en soit, cela peut et a déjà eu des effets mutuellement bénéfiques.

    accords de partage de code.

Photo : Karolis Kavolelis | Shutterstock

L’intérêt de Lufthansa pour airBaltic s’était déjà manifesté début septembre, même si le montant prévu par le groupe aéronautique allemand n’était pas connu. Un investissement de 10 % est très différent d’une participation majoritaire, qui nécessite un processus juridique et politique plus long, comme on l’a vu lors de l’acquisition de Lufthansa-ITA. En revanche, Air France-KLM a eu moins de difficultés à acquérir une participation de 20 % dans SAS, qui a été finalisée plus tôt cette année.

Apprendre encore plus:Lufthansa acquiert 10 % du capital d'AirBaltic

On ne sait pas quand un tel accord pourrait être annoncé. Contactées par Simple Flying, airBaltic et Lufthansa ont refusé de commenter, soulignant qu'elles ne se livraient pas à des rumeurs ni à des spéculations.

Un partenaire important en location avec équipage

La relation entre airBaltic et Lufthansa remonte à 2019. Lufthansa a décrit la société comme étant un « partenaire fiable et précieux », annonçant la prolongation du contrat de location avec équipage du groupe avec airBaltic de trois ans au-delà de l'été 2025.

L'accord de location avec équipage de l'été prochain portera sur jusqu'à 21 avions, ainsi que sur l'hiver. Ceux-ci seront déployés dans les hubs européens du groupe, notamment à Bruxelles, Francfort et Vienne. À l'époque, le PDG d'airBaltic, Martin Gauss, avait déclaré :

"Ce partenariat est une confirmation de nos capacités de location avec équipage et de notre fiabilité de la part d'une marque internationale très respectée comme le groupe Lufthansa. Nous sommes impatients de collaborer fructueusement au cours des années à venir."

Photo : Tanya Keisha | Shutterstock

Il convient de garder à l’esprit que cet accord exige des ressources importantes de la part d’airBaltic. Elle compte 48 A220 dans sa flotte, dont 10 sont répertoriés comme inactifs selonch-aviationdonnées.

De ITA Airways à TAP Air Portugal : consolidation européenne

Lufthansa est actuellement impliquée dans l'acquisition d'ITA Airways. Le groupe espère étendre sa portée au-delà de son marché transatlantique clé en développant ses opérations sur des marchés comme l'Amérique du Sud et l'Afrique. En tant que hub le plus au sud du groupe, l’aéroport de Rome Fiumicino devrait devenir une porte d’entrée importante de Lufthansa pour ces deux continents.

Dans l’état actuel des choses, Lufthansa s’apprête à soumettre la liste des sacrifices qu’elle compte adopter conformément aux exigences de la Commission européenne pour approuver la fusion. SelonCorriere della Sera, ces concessions incluent l’abandon de créneaux horaires à l’aéroport précieux et surpeuplé de Linate à Milan, ainsi que la recherche (et le financement – ​​directement ou indirectement) de concurrents pour rivaliser sur des liaisons où Lufthansa obtiendrait autrement un monopole complet.

British Airways et Air France auraient déclaré qu'elles seraient prêtes à faciliter les liaisons Rome-États-Unis via leurs hubs respectifs en échange desupplémentairedes créneaux horaires à Linate, distincts de ceux réclamés par Bruxelles. En d’autres termes, c’est une situation gagnant-gagnant où tout le monde gagne, sauf ITA-Lufthansa.

Outre l'accord ITA, les géants européens lorgnent sur deux autres compagnies aériennes méditerranéennes : TAP Air Portugal et Air Europa. Lufthansa a déjà manifesté son intérêt pour les deux transporteurs, plusieurs médias rapportant qu'elle a envoyé une délégation à Lisbonne et à Majorque pour des discussions.

Photo : Vincenzo Pace | Vol simple

On dirait que quelqu'un a de l'argent à dépenser.